Sa maîtrise du style orchestral français fit de lui quelqu'un de très recherché. En 1682, il publia un recueil d'ouvertures pour orchestre et d'airs (Composition de musique suivant la méthode française), et fut rapidement engagé par la cour d'Ansbach pour faire travailler son orchestre.
En 1690, il devint Kapellmeister d'opéra à la cour de Brunswick-Wolfenbuttel, mais la quitta brusquement pour Hambourg après s'être querellé aussi bien avec le poète de cour qu'avec le directeur de l'Opéra.
Il s'en tira à peine mieux à Hambourg, où il se querella avec le directeur de l'Opéra, Jakob Kremberg, qui refusa à Kusser l'utilisation de son théâtre pour son opéra Porus (1693). A la consternation de Kremberg, Kusser produisit son oeuvre ailleurs avec grand succès.
Deux ans plus tard, Kremberg partit et Kusser assuma ses tâches à l'Opéra de Hambourg, dont il rehaussa le niveau et élargit le répertoire avec des oeuvres de Carlo Pallavicino et Agostino Steffani.
Il préféra cependant monter bientôt une compagnie itinérante avec laquelle il se rendit dans les villes méridionales de Nuremberg, Augsburg, Stuttgart et Munich (1697-1698). Il retourna à Stuttgart en 1700 comme Oberkapellmeister et publia deux autres recueils de suites pour orchestre.
L'année suivante, il alla en Italie recruter des musiciens. Il finit par se brouiller avec ses collègues et en 1704 démissionna pour aller tenter sa chance en Grande-Bretagne, où il passa les vingt-deux années suivantes, d'abord comme précepteur privé à Londres puis comme maitre de chapelle du Trinity College de Dublin (1711) et comme Master of the Musick du roi en Irlande (1717).
On sait relativement peu de choses de ses années en Angleterre et en Irlande.