On le retrouve ensuite à Rouen, puis en 1722 à Turin comme maître de ballet. Peut-être travailla-t-il alors avec le grand violoniste italien Somis. De retour à Paris l’année suivante, il fait paraître sa première oeuvre : ses sonates pour violon.
Ses débuts au Concert Spirituel dans la capitale sont entrecoupés de plusieurs voyages : retour à Turin où il produit des ballets, et séjour à Londres où il rencontre Pietro Locatelli, avec lequel il joue en duo.
La légende rapporte que « Leclair jouait comme un ange », et que Locatelli « jouait comme un diable ». Nommé ordinaire de la Musique du roi en 1733, Leclair entreprend un nouveau voyage à la cour de Hollande entre 1738 et 1743.
Paris le retrouve en 1743, mais il réside en 1744 à Chaméry au service du prince Don Philippe d’Espagne. C’est deux ans plus que Leclair fait représenter à l’Académie royale de Musique à Paris son unique opéra Scylla et Glaucus. En 1748, il est appelé par le duc de Gramont pour diriger l’orchestre de son théâtre privé en sa propriété de Puteaux.
Les dernières années de ce musicien prolifique et grand voyageur sont plus obscures. On le retrouvera, un matin d’octobre 1764, assassiné devant sa maison. Le mobile du crime, comme le meurtrier, sont restés mystérieux.