Grâce en partie à l'influence d'Atto auprès du pape Clément IX, il fut fait maestro di cappella à Sainte-Marie-Majeure de Rome en 1667 et à Saint-Louis-des-Français cinq ans plus tard.
Ses mécènes romains comprenaient Ferdinando de Medici et Francesco Il d'Este, et il rendit sans doute - a en croire un oratorio de 1685 - des services diplomatiques aussi bien que musicaux au roi de Pologne.
Il publia trois recueils de motets (pour huit à dix voix) et laissa de nombreuses oeuvres en manuscrit, parmi lesquelles huit oratorios (destinés à Rome, Palerme, Bologne, Modène et Florence) dont le plus populaire fut un pasticcio intititulé Il fratricidio di Caino (1683), avec musique également de Pasquini et Alessandro Scarlatti.
Parmi les opéras d'Alessandro, un seul fut destiné à Rome, L'empio punito (1669, texte d'Acciauoli), remarquable dans la mesure où il s'agit du premier fondé sur l'histoire de Don Juan.
Il avait été commandé par le cardinal Colonna. D'autres furent composés pour Sienne, Florence, Modène et Bologne, illustrant par là (comme ses oratorios) les nombreuses relations d'Alessandro avec l'aristocratie.