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20:30 heures. Orangerie du Domaine de Sceaux (Sceaux). Tarif G.
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Nicolas Bernier (1665-1734) fit, comme Charpentier (dont il sera le successeur à la Sainte-Chapelle en 1704), le voyage d'Italie afin de parfaire sa formation musicale. Ses contemporains louèrent sa science et son art de l'enseignement : "Bernier si recommandable par sa science et par le grand nombre d'élèves qui sont sortis de ses mains, a composé de très beaux motets remarquables, surtout, par les excellentes fugues qui s'y trouvent." Nommé Sous-Maître de la Chapelle de Versailles en 1723, Bernier laissa effectivement un grand nombre d'ouvrages sacrés joués pendant les Messes de Louis XV et redonnés ensuite aux messes de son successeur Louis XVI jusqu'à la Révolution.
Dès les années 1710, la duchesse du Maine s'attacha ses services (bien que, contrairement à Mouret, Bernier ne fut pas musicien permanent de la cour de Sceaux). Ponctuellement, Bernier composera des pièces de circonstances, dont Les Nuits de Sceaux est sans doute la plus ambitieuse. Les Nuits de Sceaux consistent en deux grandes cantates (La Nuit et L'Aurore), créées pour la huitième des Grandes Nuits qui se déroulèrent d'octobre 1714 à l'été 1715. Dédiée à la maîtresse des lieux en des termes flatteurs, l'œuvre de Bernier traite des thèmes chers à la duchesse, à savoir son goût pour la nuit et le jeu. De par leur ampleur, ces cantates sont beaucoup plus redevables à l'esthétique du divertissement de cour qu'au répertoire traditionnel de la cantate française, dans la mesure où elles intègrent des ballets, et où l'effectif fait appel à plusieurs solistes et à un large ensemble instrumental.
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