Ses évidentes dispositions l'amènent à être nommé maître de chapelle de plusieurs cathédrales, d'abord, toujours sur les bords de la Loire, à Sainte-Croix d'Orléans (qui compta aussi comme maîtres de musique Guillaume Minoret, futur sous-maître de la Chapelle royale, Nicolas Grogniard et Louis Homet, dont les motets nous sont parvenus encore grâce à Brossard), puis un peu plus loin, à Senlis puis à Meaux.
Comme trente-cinq de ses confrères, il se présente au grand concours de 1683, mais sans succès.
Tabart quitte alors Orléans pour Senlis, où il ne reste cependant pas très longtemps, s'installant définitivement à Meaux, où on le trouve dès 1685 comme « grand chapelain» de la cathédrale Saint-Étienne, puis comme maître de musique, fonction qu'il occupe jusqu'en 1698.
Cette année-là, la maîtrise se trouvant en effet « vacante », Brossard pose sa candidature et obtient le poste.
Tabart, pourtant âgé seulement de 5 3 ans, n'avait peut-être plus la santé nécessaire pour y accomplir sa tâche; il demeure cependant à Meaux jusqu'à la fin de sa vie.