Tafelmusik de Telemann
Festivals de la musique ancienne et la musique baroque: France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Masterclass et stages de musique ancienne et de musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Concours de la musique ancienne et la musique baroque :  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Luthiers de la musique ancienne et la musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Partitions et livres de la musique ancienne et la musique baroque : France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Associations de la musique ancienne et la musique baroque : France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Bulletins de la musique ancienne et la musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie
español | english
Early music magazine, baroque music Agenda de concerts de la musique ancienne et la musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Nouvelles de la musique ancienne et la musique baroque :  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie CDs et discographie de la musique ancienne et la musique baroque : Bach, Handel, Vivaldi, Scarlatti, Rameau, ... CD du month de la musique ancienne et la musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie
COMPOSITEURS
Luigi Rossi
Sophie Elisabeth zu Braunschweig: Femmes Baroques
ENTRETIENS
Pedro Memelsdorff
10 CDs pour une île déserte : Benjamin Bagby
ARTICLES
Tafelmusik de Telemann
  43 - 42 - 41 - 40 - 39 - 38 - 37 - 36 - 35 - 34 - 33 - 32 - 31 - 30 - 29 - 28 - 27 - 26 - 25 - 24 - 23 - 22 - 21 - 20 - 19 - 18 - 17 - 16 - 15 - 14 - 13 - 12 - 11 - 10 - 09 - 08 - 07 - 06 - 05 - 04 - 03 - 02 - 01 -
COMPOSITEURS
Tafelmusik de Telemann
ARTICLES
TAFELMUSIK DE TELEMANN


Production 1

Cette production est celle qui, par son instrumentation, est sans doute la plus proche de la musique de chambre de Telemann. La suite initiale est écrite pour deux flûtes (l’instrument à vent préféré de Telemann) et cordes. Les flûtes jouent en général à l’unisson avec le premier violon durant les tutti et se voient confier chacune une partie durant les épisodes solistes qui les associent souvent face à deux violons solistes. Le quatuor est écrit pour flûte, hautbois, violon et basse continue, c’est une pièce de conception assez moderne. Le premier mouvement débute dans un climat pastoral que vient temporairement interrompre un allegro fugué. Le second mouvement est l’image inversée du premier puisqu’il enchaîne un mouvement vif, quasiment un concerto pour hautbois, un moderato contrastant puis le da capo vivace. Une transition solennelle nous amène à une gigue finale de coupe plus traditionnelle.

Le concerto de cette production est sans aucun doute l’une de mes œuvres préférées de Telemann. C’est une pièce en la majeur pour flûte et violon solo, cordes et basse continue, mais le violoncelle y tient aussi un rôle soliste prépondérant. Telemann y recrée dans un contexte orchestral la texture de ses quatuors parisiens. Le langage musical, typique de la période la plus moderne de Telemann, associe les meilleurs éléments des styles français et italien et recourt aux rythmes lombards si expressifs que l’on retrouvera dans des œuvres plus tardives comme les duos pour flûte TWV 40: 130-135. Une telle modernité se retrouve dans son maniement de motifs contrastants qu’il déroule et associe de façon quasi-kaléidoscopique, à cent lieues des conceptions musicales baroques basées sur la répétition fréquente de motifs mélodiques simples et facilement identifiables, une modernité issue peut-être de l’improvisation traditionnelle d’ornements complexes dans l’adagio.

La sonate en trio pour deux violons en mi bémol (éloignée d’un triton fort dissonant du concerto qu’elle suit) nous rappelle l’empfindsamer Stil adopté par C.P.E. Bach et ses collègues à la cour de Frédéric le Grand, avec des lignes ornées se déroulant sur une basse statique sur le plan de l’harmonie dans des phrases clairement délimitées, et une propension très nette aux tierces parallèles dans la structure en contrepoint. Par contraste, le solo pour flûte qui suit est sans doute plus proche de par son style de la musique de J.S. Bach, le cantabile initial s’ouvrant par une ritournelle soliste pour la basse continue, un tour stylistique que Telemann n’utilise que rarement dans ses autres sonates pour soliste. Vient alors un allegro fort ouvragé qui nous fait penser à la sonate pour flûte en mi mineur de Bach. A part quelques rythmes lombards ci et là, le style dans l’ensemble reste traditionnel. L’orchestre est à nouveau au complet pour l’allegro final qui conclut cette production sur une note grisante.

Production 2

La suite qui ouvre la seconde production ne saurait être plus différente de celle qui ouvrait la première production. Si les sonorités plaintives de la flûte évoquent le style français (ce sont en effet les Français qui mirent au point cet instrument à la fin du XVIIe siècle et qui, dans un premier temps, contribuèrent le plus à son répertoire) et une musique de chambre toute de douceur, les sonorités claironnantes de la trompette et du hautbois en ut symbolisent le faste des cours royales, et pour moi tout au moins, le langage musical choisi par Telemann rappelle celui de Haendel. Ce n’est pas un hasard si les pièces qui suivent l’ouverture ne sont jamais des danses mais s’intitulent airs, le premier et le troisième de ces airs revêtant un caractère martial.

Le quatuor de cette production est le plus fréquemment joué en concert à cause de son instrumentation inhabituelle : flûte à bec soliste, deux flûtes traversières et basse continue. La partie de flûte à bec est écrite dans la clé française du violon (sol sur la dernière ligne de la portée), si bien que la partie peut être aussi confiée à un basson lisant la clé de fa (un procédé qui n’est pas unique dans la musique de Telemann, puisqu’on le retrouve par exemple dans la sonate en fa mineur du recueil Getreue Musikmeister). Mais c’est une option peu viable si l’on considère les différentes parties instrumentales conçues par Telemann qui choisit souvent d’associer soit les deux flûtes, soit une des flûtes et la flûte à bec. La flûte à bec ne joue un rôle véritablement concertant que dans le second mouvement lorsque les deux flûtes tiennent lieu d’orchestre. On remarquera l’épisode contrastant en majeur, de caractère pastoral, dans le rondeau de conclusion.

Tafelmusik de Telemann
Discographie
Articles Goldberg
Tafelmusik de Telemann: Init Tafelmusik de Telemann: Précédent Tafelmusik de Telemann: Suivant
Tableau d'affichage de la musique ancienne et la musique baroque:  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Ensembles, solistes, chefs d´orchestre de la musique ancienne et la musique baroque :  France, Etats Unis, Royaume Uni, Espagne, Allemagne, Italie Compositeurs de la Musique Ancienne
QUI SOMMES NOUS | COLLABOREZ   site - home - couverture
Dessus
Avertissement légal Copyright 2003, Goldberg. info@goldberg-magazine.com