Chiara Banchini: 'Les femmes créatrices ont toujours beaucoup de peine à s’imposer'Lorsqu’on la rencontre pour la première fois, Chiara Banchini surprend. Les photos montre la violoniste et chef d’ensemble presque sévère et de loin, tandis qu’en concert, on voit surtout la concentration et très peu le plaisir.
Son nom est indissociable de celui de l’ensemble qu’elle a créé voici deux décennies: “415”, qui s’est acquis une réputation de grande intégrité dans ses interprétations d’un répertoire que, à cette époque, on considérait largement comme un exercice de facilité.
Il faut avoir le privilège de la rencontrer “en vrai”, en chair et en os, pour que se dévoilent l’immense humanité et la gentillesse illuminant même le langage qu’elle pratique avec ses musiciens. L’atmosphère des répétitions est empreinte d’une exquise courtoisie, parfaitement en accord avec ce XVIIIe siècle dont ils se sont fait une spécialité.
On entend beaucoup plus de “On pourrait essayerl...” ou “Comment fait-on le lienl...?” que, “Maintenant, il fautl...”. Tout cela dans un mélange inextricable de français et d’italien, légèrement pimenté d’espagnol. |
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