Il se sent comme un Don Quichotte de la musique espagnole. Et les raisons ne lui manquent pas.
Il a persévéré pendant très longtemps et avec énormément de talent dans un répertoire que d’autres considéraient comme mort ou tout au moins dépourvu d’intérêt.
Des musiciens négligés tels qu’Antonio de Lliteres (ou Literes), José de Nebra, et peut-être dans une moindre mesure Sebastián Durón doivent beaucoup à Eduardo López Banzo, car depuis une décennie et demie, à la tête d’Al Ayre Español, il s’attache à faire connaître leur musique à travers l’Europe et l’Amérique.
Pour fêter les quinze ans d’existence d’Al Ayre Español, renouvelant ses efforts, López Banzo a en tête plusieurs projets musicaux qui ouvrent de nouvelles voies.
Ce changement de direction n’altère en rien la cohérence artistique de ce claveciniste né à Saragosse.
D’autre part, être seulement considéré comme le spécialiste par excellence de la musique théâtrale du baroque espagnol est un poids qui, affirme-t-il, commence à lui peser.
Ce travail lui a au contraire fourni les éléments pour poursuivre son chemin vers de nouveaux horizons musicaux, en particulier ceux de l’oratorio romain, des œuvres de Händel et de la musique de Bach. |
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