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C’est dans ce contexte de débat intense qu’Andrea Marcon a décidé d’enregistrer pour DG une flamboyante lecture de cette Andromeda, à la tête de son Venice Baroque Orchestra. La parution de cet enregistrement permet au mélomane de prendre part, disque en main, à la controverse. Et de constater, plage après plage que la vérité musicale est sans doute à mi-chemin des positions antagonistes. … Débat sur ce thème et sur d’autres avec le chef tévisan.
L’enregistrement d’Andromeda liberata a suscité une vigoureuse polémique autour de la paternité de l’œuvre. De Vivaldi ? De Porta ? D’Albinoni ? Pasticcio collectif ? Les thèses contradictoires se sont entrechoquées et le débat scientifique a parfois été entravé par des considérations plus passionnelles. Cette controverse ne doit cependant pas faire passer au second plan l’intérêt majeur de cette restitution qui nous révèle, par delà son attribution à tel ou tel compositeur, une partition splendide, illustrant l’art de la serenata dans la Venise des années 1720. Avant d’évoquer le débat relatif à la paternité, commençons donc par évoquer cette dimension essentielle de l’œuvre et expliquez-nous les raisons qui vous ont amené à enregistrer cette Andromeda.
Lorsque Olivier Fourès m’a parlé pour la première fois d’Andromeda (c’était au mois de janvier 2003 au Japon), j’ai été surpris que personne ne se soit jamais avisé avant lui que cette serenata comportait un air, Sovvente il sole, composé par Vivaldi. Andromeda liberata était pourtant déjà connue des spécialistes de Vivaldi mais Olivier Fourès a été le premier à réaliser que cet air splendide, également préservé sous forme d’air séparé autographe au sein de la même bibliothèque, y figurait. (Il est d’ailleurs frappant que Sovvente il sole constitue l’unique page autographe de Vivaldi préservée à Venise !). Sitôt que j’ai eue la copie du manuscrit d’Andromeda entre les mains, j’ai pu constater qu’il s’agissait d’une Serenata de grande dimension, avec une succession d’airs magnifiques et inspirés.
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