Après une enfance peu banale – née en Suède dans une famille francophone d’origine turque sépharade – Carole Cerasi vit principalement à Londres depuis 1982. Son jeu, comme son itinéraire familial, est difficile à classer dans une catégorie.
Elle s’est produite en concert dans toute l’Europe et au-delà, comme récemment en France (La Roque d’Anthéron, Sablé, Ambronay), en Belgique, en Israël, en Norvège, en Allemagne, au Danemark, en Suisse, au Japon et en Colombie.
Avec son Ensemble Türk, formation à géométrie variable dont le noyau est constitué d’un trio classique qui joue sur des instruments anciens, elle explore le répertoire de la musique de chambre classique avec pianoforte ; ils ont donné des concerts au Wigmore Hall, au Zürich Tonhalle et pour la BBC.
Elle est professeur de clavecin et de pianoforte à la Guildhall School of Music, à la Royal Academy of Music et à la Yehudi Menuhin School.
Son premier enregistrement en solo, les œuvres complètes d’Elisabeth Jacquet de La Guerre, a été unanimement loué par la presse et a obtenu le prestigieux Baroque Instrumental Gramophone Award ; ses disques des sonates de C. P. E. Bach et des œuvres de Thomas Tomkins ont reçu un accueil très favorable de la critique, ainsi que le Diapason d’Or de l’Année.
Son CD suivant, J. S. Bach et le manuscrit Möller, publié en 2002, s’est vu attribuer un nouveau Diapason d’Or de l’Année et est arrivé en deuxième position pour le Gramophone Baroque Instrumental Awards.
Le dernier disque qu’elle vient d’enregistrer présente la musique de l’un des contemporains de Scarlatti les plus colorés et les plus bizarres, Manuel Blasco de Nebra. < /p>