La Fondation Goldberg, récemment créée pour impulser le développement d’initiatives pour la récupération, la promotion, la divulgation et la revalorisation du patrimoine de la musique classique, a décidé l’institution d’un prix annuel qui récompense les meilleurs contributions dans le domaine de la recherche et de la divulgation de l’histoire et du patrimoine de la musique ancienne.
Il y a dans le monde de la musique des histoires aussi curieuses que celle qui accompagne la célébrité d’Albinoni, indéfectiblement associe dans le savoir populaire à la musique d’un Adagio qu’il n’a jamais composé. Mais ce fait, comme d’autres tout aussi surprenants, n’est que l’un des innombrables détails avec lesquels Frédéric Délaméa illustre son long et excellent article consacré à Tomaso Albinoni, un compositeur connu pour une œuvre qu’il n’a jamais écrite, et paradoxalement, méconnu pour le reste de l’œuvre immense et extraordinaire dont il est l’auteur.
La musique française peut se vanter d’avoir connu un âge d’or de la musique baroque aux XVIIe et XVIIIe siècles avec Charpentier, Couperin, Lully, Rameau, et des dizaines d’autres moins connus mais tout aussi importants. Aujourd’hui, nous mettons en couverture le nom de l’un d’entre eux, Jean-Féry Rebel, “à qui il aurait suffi de composer Les Eléments et son étonnante ouverture, Le Chaos, pour qu’il devienne une célébrité”, selon Catherine Cessac, directrice de recherche au Centre de Musique Baroque de Versailles et la plus haute autorité française sur cette période musicale.