Ce qui est paradoxal, dans le cas de Giacomo Carissimi, ce n’est pas seulement que son œuvre fut oubliée mais qu’elle disparut littéralement dans un incendie ou qu’elle fut perdue dans la dispersion des biens de l’ordre des Jésuites, cent ans après sa mort. Ainsi donc, le principal problème qui se pose aux musicologues, dans une tâche par ailleurs passionnante, est d’authentifier les œuvres du compositeur italien et de les lui attribuer, non sans hésitation.
Cette histoire passionnante nous est contée par Gianluca Capuano dans l’essai bien documenté qu’il a écrit à l’intention de nos lecteurs. Mais comme toujours, nous publions, autour de cet essai, d’autres articles particulièrement intéressants.
C’est ainsi que, par exemple, Jean-François Lattarico conte à nos lecteurs l’histoire amusante et curieuse de Busenello (1598-1659), poète, avocat et libertin, considéré comme le premier librettiste de l’histoire de l’opéra.
Notre revue, on le sait, se caractérise par l’intérêt qu’elle porte aux rapports entre la musique et la peinture et cette marque d’identité prend toute sa mesure dans l’article écrit, avec le brio qu’on lui connaît, par Brian Robins sur Gainsborough et la musique.
Pour sa part, George Houle nous présente une étude intéressante sur la viole et son développement en Italie. Et pour compléter ce numéro, John Potter, sans aucun doute un des grands connaisseurs de la polyphonie médiévale, pose un regard neuf et attentif sur l’œuvre de Magister Leoninus. Finalement, c’est avec le musicien et interprète français Martin Gester, fondateur et directeur du Parlement de Musique, que nous avons choisi de nous entretenir ce mois-ci.
Nous avons retenu pour ce numéro des thèmes caractérisés par leur diversité et leur attrait et qui, nous l’espérons, seront agréables à nos souscripteurs et à nos lecteurs.