Dès qu’on entend les premières notes, il apparaît clairement que les musiciens du Chœur de Chambre de Namur et de La Fenice ont parfaitement compris la musique qu’ils interprètent, en particulier les aspects rhétoriques du texte et l’utilisation du continuo.
La première pièce, Vanitas vanitatum, est en forme d’oratorio (sans personnages identifiables et sans narrateur) avec en alternance des sections de solo et des sections de chœurs, et ces derniers soulignent la vanité de notre existence terrestre dans des sortes de ritournelles. L’interprétation est puissamment évocatrice, certainement grâce à l’articulation exceptionnellement claire des paroles et à la combinaison inventive de couleurs sonores dans la partie de continuo.
La cantate qui suit, intitulée Serenata sciolto havean dall’alte sponde, met encore davantage en valeur l’excellence de l’ensemble vocal, et on est véritablement frappé par la sensibilité du phrasé, l’aisance dans l’ornementation et la beauté du son. Le trio final, "Amanti che dite ? ", est particulièrement mémorable à cet égard.
L’enregistrement se termine par une messe parodique qui réutilise le premier et le dernier trio de la cantate précédente ; la Missa Sciolto havean dall’alte sponde met en scène l’ensemble au complet dans un final bien représentatif de cet excellent enregistrement.
ZAK OZMO
Vanitas Vanitatum
GIACOMO CARISSIMI
Jean Tubéry
Choeur de Chambre de Namur, La Fenice
cypres CYP1644
2005 - 67:03 min.